Je suis hors de moi par rapport au bicentenaire de l’avènement de Napoléon Bonaparte ! Un pays comme le notre, dont les lois proviennent de cette période, fruit de la Révolution, est totalement incapable d’honorer au moins l’homme du consulat, celui qui a fait la France actuelle ?
Pourquoi ?
A-t-on peur ? Aujourd’hui, la France manque de guides, d’hommes capables de tracer le chemin. Au moins, Napoléon Bonaparte, surtout Bonaparte, avec ses qualités et ses défauts, a su le faire… La preuve, nous vivons toujours sur le système qu’il a instauré.
Si le mot discrimination nous paraît exagéré s’agissant du handicap, c’est pourtant au quotidien que les personnes qui en sont victimes la ressentent, dans le regard de l’autre, dans les accès publics, les équipements urbains ou encore les lieux d’accueil, l’accès à l’emploi et même l’exercice de leur citoyenneté. Intolérable ! Des lois ont été nécessaires pour qu’un certain nombre d’aménagements, aussi logiques paraissent-ils, deviennent obligatoires. C’est dire le peu de cas que nous, citoyens « ordinaires » faisons de manière involontaire des citoyens handicapés.
Si par la loi du 5 février 2005, le Gouvernement affiche sa politique d’intégration des handicapés à la vie sociale, et c’est une excellente chose, il ne fait que rattraper le temps perdu ! A nous d’ouvrir les consciences et de mettre les bouchées doubles pour éliminer un à un tous les obstacles qui entravent l’égalité des chances, et constituent bien souvent le véritable handicap.
A Wasquehal, nous sommes particulièrement sensibilisés par la question. La présence du « Passage » en centre-ville, notre implication dans l’Institut Médico-Educatif géré par le SIVOM Centre Métropole (Marcq en Baroeul, Wasquehal, Mouvaux) nous ont habitués à nous préoccuper des difficultés d’insertion liées au handicap, en particulier les problèmes d’accueil. C’est donc en parfaite cohérence avec l’existant que plusieurs projets se profilent à l’horizon wasquehalien. L’internat pour enfants au « Passage », le pavillon d’accueil pour les malades « Alzheimer », enfin, la création en centre ville d’une Maison d’Accueil Spécialisée adaptée aux adultes devraient répondre au besoin crucial des familles concernées par le handicap.
Permettre aux personnes atteintes d’un handicap de participer à la vie sociale, c’est aussi fournir les alternatives pour vivre le plus « normalement » possible. A l’école grâce à des moyens personnalisés pour maintenir l’enfant en milieu scolaire traditionnel, dans le monde du travail, dans l’accessibilité des espaces publics et urbains où, à l’évidence, de gros efforts sont encore à fournir. Le Conseil Municipal a entrepris projets d’accueil et actions individuelles, mais ce n’est qu’avec la compréhension de tous que les handicapés cesseront d’être marginaux malgré eux et se sentiront à leur place dans la communauté.
Je vous souhaite un excellent début de printemps.
Propos recueillis par Raphaël Tassart (Nord Eclair)
Il y a sept ans, le député-maire de Wasquehal était victime d’un accident vasculaire cérébral. Incapable de s’exprimer et quasiment hémiplégique, Gérard Vignoble a finalement retrouvé la force de parler en public. Aujourd’hui, il continue de se battre contre la fatalité qui pour lui n’existe pas.
« Vous rappelez-vous du jour où vous avez fait votre accident vasculaire cérébral ? »
Ca ne s’oublie pas. Bizarrement, j’étais reposé, c’était un matin, le 15 juin 1999 exactement. Tout allait bien quand, d’un seul coup, j’ai senti un courant glacé monter en moi. Je me suis écroulé. Sur la route vers l’hôpital, j’ai perdu connaissance. Après, c’est le trou noir.
« Et le réveil ? »
C’était terrible. C’est le moment où l’on constate le résultat, on comprend ce qui s’est passé. J’étais incapable de produire un son, ma jambe et mon bras droits étaient paralysés. L’effroi, le désespoir… S’il y avait eu un pétard dans la table de chevet de ma chambre d’hôpital, je crois bien que je me serais mis une balle dans la tête. Le blues a duré 15 jours, trois semaines.
« Qu’est-ce qui vous a sorti du gouffre ? »
L’espoir. Celui que m’ont rendu deux professeurs dévoués et géniaux. Ce sont eux et toute l’équipe médicale, les kinés, les orthophonistes et les autres qui m’ont aidé à comprendre que rien n’était définitif. C’est aussi grâce à eux si j’en suis sorti.
« Vous êtes revenu à la vie ? » Tout à fait. Il y a des moments de reconquête très difficiles, quand je me suis retrouvé un temps en fauteuil roulant. Quand la parole commençait à revenir, j’avais du mal à me faire comprendre, c’était insupportable. Mais, bon je me dopais au courage et à l’espoir.
« Jamais l’idée de quitter vos mandats de maire et député ne vous a effleuré l’esprit ? » Si, bien sûr, les premiers jours. C’était même une évidence, j’étais trop diminué. Mais finalement, je suis revenu à la vie et j’ai survécu à l’AVC.J’ai retrouvé mes capacités d’expression. Je me suis même fait réélire (sur les listes UDF) en 2001 à 72,7 %
« C’était devenu un combat presque personnel contre le sort ? » Oui. Je ne voulais pas non plus abandonner mes électeurs et eux, en échange, ils m’ont respecté. Chaque jour, mon combat continue et je remporte de nouvelles victoires. Pour mon bras, c’est plus dur. Mais même si je sais que je ne serai jamais concertiste de violon, je ne désespère pas.
« Votre AVC est survenu alors que vous meniez une vie trop active. Et maintenant ? » C’est vrai que le surmenage a failli me détruire. Quand j’ai fait mon AVC, je menais une vie de fou à courir partout. Aujourd’hui, je préconise une véritable hygiène de vie. J’ai connu des marathoniens qui faisaient des AVC. Comme quoi ça ne veut rien dire. Le mauvais numéro de loterie, n’importe qui peut avoir le malheur de le tirer. Mais je veux juste ajouter qu’aucun numéro de loterie n’est définitif.
(par Christelle Jeudy – Nord Eclair)
S’il ne s’auto-proclame pas candidat aux législatives de 2007, Gérard Vignoble dit qu’il aurait « plaisir à faire campagne » et se dit prêt à rester maire jusqu’au bout de son mandat. Candidat aux législatives sur la 8ème circonscription de Roubaix ? Gérard Vignoble ne dit pas non mais ira jusqu’au bout de son mandat de maire.
Si ce n’est pas encore une déclaration de candidature, ça y ressemble grandement. Mais le député-maire de Wasquehal n’est pas homme à dévoiler trop à l’avance ses intentions. S’il est candidat aux législatives de 2007 sur la 8ème circonscription ? Gérard Vignoble ne dit pas oui sans pour autant dire non, « la candidature en 2007, ce n’est pas le moment d’en parler, on doit être désigné ».
Mais si on le pousse un peu dans ses retranchements, il sourit franchement « j’aurais plaisir à faire campagne. Je suis toujours en campagne, dès que je suis élu, dès le lendemain d’une victoire ». Il évoque la désignation du candidat sur la 8ème, on y revient justement, et là, le sourire devient encore plus grand. « posez donc la question de ma candidature sur la 8ème à l’UDF ! Allez demander à François Bayrou ! »
Sur ce point là, Gérard Vignoble semble n’avoir aucun doute et confie même qu’il se voit partant pour un nouveau ticket avec sa suppléante UMP Christiane Becquart ? « on ne change pas une équipe qui gagne ». Ce faisant, il balaie aussi rapidement les états d’âmes qu’il avait pu montrer il y a un an en laissant entendre qu’il n’irait pas jusqu’au bout de son actuel mandat de maire. « J’allais avoir 60 ans, c’est normal que l’on se pose des questions à cet âge ! » lance-t-il en affirmant être prêt à « rester maire » jusqu’au bout de son mandat, « bien sûr ! ». Quant à savoir s’il repartira en campagne pour un nouveau mandat de maire « on verra » lance-t-il sobrement.
Pour le reste, Gérard Vignoble ne dément pas son statut de « campagnard » permanent en s’en prenant pour le moins vertement aux maires de Roubaix et de Wattrelos. Une fois de plus diront certains observateurs.
Et s’il choisit ce moment-là pour le faire, le tout début des vacances, c’est dit-il pour espérer que ses propos mûrissent le temps d’un été pour mieux éclore la rentrée de septembre venue.
Gérard Vignoble commence par évoquer le « contexte social préoccupant » des deux villes et assène « pour qu’une ville ait un avenir, il faut un développement économique conséquent et comme dans 6 mois on va en parler, je le dis maintenant : quid de la zone de l’Union, du centre des textiles innovants ? »
L’Union reste une jachère
Les mots du député-maire de Wasquehal sont cassants « On va avoir des implantations économiques au Grand Cottignies, autour de la Communauté urbaine, ça fleurit. Dîtes-moi pourquoi l’Union reste une jachère économique où seuls fleurissent les véhicules de nomades ? » Mais Gérard Vignoble à déjà la réponse, sa réponse « les responsables sont les maires de Wattrelos et de Roubaix, qui n’ont pas d’idées, pas de projets. Ce n’est pas une critique mais un constat ». Les intéressés apprécieront.
« Je serais maire de Roubaix ou Wattrelos, je serais vent debout. L’Etat a pris des décisions mais si sur le terrain, on n’est pas prêt à les relayer, ça n’avance pas », poursuit Gérard Vignoble en se disant cependant prêt à « travailler » avec ceux qu’il vient de décrier. « On a encore quelques mois pour le faire et dès qu’on m’appelle, je suis prêt à me battre » conclut-il en donnant sa solution pour l’Union. « Il faut se battre pour valoriser les terrains, les infrastructures… Un député ne peut rien faire sans le responsable de la commune mais il n’est jamais trop tard pour s’y mettre ». A voir.
Par Olivier Hennion – La Voix du Nord
Le député de la 8ème circonscription a officialisé récemment (notre édition de samedi) sa candidature aux prochaines législatives. Il en a profité pour « distribuer » quelques piques dont il a le secret à ses « amis » les maires de Roubaix et Wattrelos.
Gérard Vignoble sera candidat à sa propre succession sur la 8ème circonscription, l’affaire est entendue. Celui dont le départ précoce en campagne avait surpris tout le monde en 2002 récidive et dégaine une nouvelle fois le premier.
Un « animal » politique. Après trente années de fonction électives (maire de Wasquehal et trois fois député), il est compréhensible que Gérard Vignoble ait eu envie de se poser quelques questions… C’était fin 2005, l’année de ses 60 ans « Oui, il y a eu une période de doute. J’ai lancé quelques jalons, on a parlé de succession, j’y ai pensé aussi. Mais désormais, c’est du passé ! Je suis reparti ! J’ai toujours dit que j’étais en campagne dès le lendemain d’une élection, c’est le cas actuellement. Bien sûr, j’attendrai officiellement d’être désigné par l’UDF »
Roubaix et Wattrelos « Quand je vois ce que sont en train de devenir ces villes, je suis inquiet. Ce n’est pourtant par l’argent public qui manque… Mais sans projet, sans idée directive, on ne peut pas sortir un territoire de ses difficultés ». Gérard Vignoble, tout de même député d’une circonscription à cheval sur Wattrelos et Roubaix n’aurait-il pas un rôle à jouer là-dedans ? « Un député ne peut rien faire si les maires ne s’engagent pas » Et lorsqu’on lui fait remarquer que la compétence du développement économique revient à la communauté urbaine, il ironise : « Si les maires de Roubaix et Wattrelos n’ont pas de contact avec l’élu communautaire en charge du dossier (Martine Aubry, NDLR), il n’ont qu’à m’en parler… "
Polémiques, polémiques… « Moi, je l’aime bien Dominique Baert. Le premier contact que j’ai eu avec lui depuis longtemps concernait la zone franche. J’ai arraché les terrains SNCF de Wattrelos en zone franche, mais après, il faut un projet. Je veux bien être critiqué, mais qu’on se souvienne qu’en 1997, la 8ème circonscription du Nord, dont j’étais déjà le député, a été la plus gâtée par les zones franches ». Lorsqu’on évoque ses absences remarquées sur le terrain, Gérard Vignoble ne se démonte pas « Moi, je passe mon temps à travailler, mais je suis un parlementaire de dossier ».
Outreau. – Gérard Vignoble a pris par à la délégation qui a remis officiellement le rapport d’enquête aux acquittés d’Outreau, vendredi. « C’est un travail remarquable. Dans ces moments là, le travail de parlementaire prend toute sa dimension. Je suis fier d’avoir participé à ça ».
2007. – « Cette succession d’échéances politiques va créer une situation de tension à tous les niveaux. Dans quelques mois, tout le monde va dire tout et n’importe quoi…. C’est pour ça que j’ai préféré m’exprimer avant les vacances ».
Union : ça passe par la route
L’une des constantes de l’action de Gérard Vignoble est sa critique de l’absence d’aménagement de la zone de l’Union. « La zone de l’Union, c’est une chance pour Roubaix-Tourcoing-Wattrelos, si les maires veulent bien la saisir sans arrière-pensée ». Que doivent-ils faire ? Selon le député-maire de Wasquehal, l’exemple à suivre est celui du Grand-Cottignies à Wasquehal : « Il faut un nœud routier majeur à l’Union, qu’on puisse y accéder facilement de partout en Europe. Ensuite, il faut donner la priorité aux entreprises, leur montrer qu’on les désire vraiment… Et pas faire des parcs ou des usines à gaz qui ne créeront pas d’emploi. Pourquoi Wasquehal crée des emplois ? Parce que les entreprises y sont accueillies dans un projet global. Il faut ouvrir la VRU vers l’autoroute de Wallonie, construire un projet économique pour l’Union, et là, ça peut marcher. Dans le cas contraire, les maires de Roubaix et Wattrelos pourront toujours pleurer… Dans d’autres secteurs, il y a des projets qui attendent ». Pour la zone de l’Union, un mot d’ordre : « désenclavement ».
Et l’UMP dans tout ça ?
Gérard Vignoble fait partie des « fidèles » de François Bayrou qui ont voté la censure du gouvernement Villepin… Craint-il des « représailles » de la part de l’UMP ?
« On m’a dit que j’étais sur une liste noire ou rouge.. Que l’UMP ferait tomber les députés qui ont voté la censure… Moi, je reste très calme devant tout ça. Je travaille, j’ai toujours eu de bons rapports avec ma suppléante Christine Becquart (élue UMP de Roubaix, NDLR) même si je la vois moins ces derniers temps. Dans mon idée, on ne change pas une équipe qui gagne… »
Pour le député de la 8ème circonscription, beaucoup de choses dépendront de l’élection présidentielle : « C’est ce rendez-vous là qui conditionne tous les autres… Il est temps de passer à la pesée. Ensuite, une fois l’élection majeure passée, croyez-moi, tout le monde va redevenir raisonnable. En 2002, il n’y a eu aucun problème pour composer le tandem avec Christiane Becquart… Si l’UMP veut me l’opposer en 2007, c’est leur droit. Ensuite, on fera ce qu’il faut pour retrouver le chemin de l’union. »
Coup de sifflet final, tristesse, émotions et questionnement remplissent le dojo de Wasquehal où s’étaient réuni quelques 700 personnes pour assister collectivement, les coudes serrés, à cette finale de coupe du monde d’exception.
Français jusqu’au bout des ongles, j’étais forcément désolé de voir sortir notre héros dans ces circonstances, groggy aussi de voir s’échapper la victoire sur la loterie que constitue l’épreuve des « pénos». Pas déçu pour autant, c’était un beau match avec des champions de part et d’autres qui nous ont fait vibrer jusqu’au bout. Il fallait un vainqueur, ce n’était pas nous. Avons-nous été les perdants pour autant ?
Les premières minutes d’abattement passées, arrivent les commentaires en direct d’une presse toujours avide de sensations. Et là, consternation ! La prose journalistique semble vouloir nous emmener sur le terrain d’une défaite magistrale et impardonnable. Zidane, encore une demi-heure avant l’icône nationale, le véritable dieu vivant du ballon rond français, devient d’un coup d’un seul, l’inexcusable fautif, presque un délinquant !
Stupéfaction, on entend dire de Domenech « qu’il n’a toujours aucune victoire à son palmarès » ! A-t-on réellement oublié, cinq minutes après la fin du match, que l’entraîneur des Bleus a brillamment réussi son parcours en coupe du monde ? Les sélections, la poule, la 8ème de finale, les quarts de finale, la demi-finale, entraînant dans son sillon la vraie ferveur populaire, celle qui fait chaud au cœur parce qu’elle rassemble. A-t-on vraiment déjà oublié qu’il a amené notre équipe à un stade de compétition que nul n’osait sérieusement espérer.
Plus affligeant encore, le premier quotidien sportif français, fier de balancer sur sa Une le titre qui achève : « Regrets Eternels ». Regrets de quoi au fait ? D’être parvenu en finale ? D’avoir fait ce superbe parcours ?
Vraiment, n’importe quoi !
Ouf, les Français ont vite fait bien fait rétabli un peu de bon sens à la situation. Zizou est bel et bien leur héros et le restera quoiqu’il arrive. Son coup de sang, d’accord, ce n’était pas le moment, ni l’endroit, mais voilà, personne n’est infaillible, Zidane est un homme après tout ! Et c’est aussi pour ça qu’on l’aime.
Moi, ce que j’en dis, c’est simplement Merci Messieurs d’avoir apporté tout ce bonheur, vous avez été brillants et rien, ni personne ne pourra vous l’enlever.
Par Youenn Martin, NORD ECLAIR
Présidentielles, législatives, municipales… Gérard Vignoble l'assure, il sera acteur des trois campagnes électorales qui s'approchent. Tour d'horizon de rentrée des dossiers du député.
Il y a un an, il laissait entendre qu'il pourrait rendre son écharpe de maire avant la fin de son mandat. L'approche de la soixantaine... Tout ça est bien loin et Gérard Vignoble a repris du poil de la bête. En cette rentrée 2006, il s'apprête à vivre trois campagnes électorales « je suis parfaitement conscient de mes forces. Si j'avais le moindre problème de santé, je ne vous parlerais pas comme ça », glisse le député-maire de Wasquehal.
A peine démoralisé par cette drôle de rentrée parlementaire anticipée à cause du lourd dossier GDF-Suez et des milliers d'amendements à débattre. Entre l'UMP qui semble s'être précipité sur un dossier qui aurait mérité d'attendre les élections et la gauche qui, en jouant l'obstruction, « rend un magnifique service au gouvernement ». « La situation énergétique de
Oui, mais voilà, l'UMP n'a pas besoin de l'UDF pour être majoritaire. Et au bout du compte, tout ça est surtout « malsain pour l'image du Parlement ».
Bref, les espoirs de Gérard Vignoble résident surtout dans les combats électoraux à venir. Ce très proche de François Bayrou va se mobiliser pour les présidentielles. Pour défendre la notion de « centre, union avec les gens qui ont la volonté à droite et à gauche de faire l'avenir de
Logement : une question d'équilibre.
Ce combat national ne fait pas oublier l'agglomération roubaisienne au député. Toujours aussi cruel avec ses voisins les maires de Roubaix et Wattrelos. L'incendie de Roubaix, qui a fait six morts au mois d'août, est selon lui révélateur. « Il faut gérer l'équilibre d'une ville. Depuis 30 ans que je suis maire, je regarde les problèmes sociaux, pour ne pas dire sociologiques, comme le lait sur le feu. A Wasquehal, les équilibres sont à peu près respectés.
N'allez pas lui faire dire que René Vandierendonck est responsable du drame du boulevard Beaurepaire, mais ... « On ne parle pas des vrais problèmes, de la protection de certains milieux qui favorisent cette situation C'est un enchaînement de politiques qui a entraîné une certaine forme de laxisme. »
Sur le plan économique, le député désespère de voir se construire la zone de l'Union. Selon lui, tant que
Pas inquiété par l'UMP
Bref, pour les législatives – son deuxième combat -, il placera la campagne sur le thème du « j'y arrive bien à Wasquehal, pourquoi Dominique Baert n'y arrive pas à Wattrelos ? » : « On est en plein boum ! Qu'est-ce qui empêche cette même évolution économique deux kilomètres plus loin ? » Avec qui ces législatives ? Ce n'est pas important : « J'en ai plein de suppléants, j'en ai un 30 tonnes ! Pour l'instant, je travaille très bien avec Christiane Becquart. » Quant à la candidature annoncée de l'UMP Salem Kacet, Gérard Vignoble la balaye d'un revers de manche.
Reste la campagne des municipales. Là encore, il en sera. II assure que sa majorité municipale n'a « jamais été aussi resserrée ». « A Wasquehal, il y a un patron. Il n'y en a pas deux ou trois. » Les municipales, c'est encore loin et ça semble loin de motiver Gérard Vignoble autant que les présidentielles. A force de passer haut la main au premier tour…
Précision !
Lorsque Mr Youenn Martin évoque la candidature de Mr Salem Kacet, il emploie une expression à connotation péjorative qui ne traduit pas mon état d’esprit, et qui est susceptible de créer un malentendu. En effet, je n’ai jamais « balayé d’un revers de manche » la candidature de Salem Kacet, simplement, je ne tenais pas à parler de candidature, ni la sienne, ni celle d’un autre. Je ne peux pas balayer un homme comme Monsieur Kacet qui est une personne essentielle dans ma vie. Je tiens à rappeler que ce médecin m’a récupéré en très mauvais état de santé il y a sept ans, après mon accident vasculaire et m’a permis grâce à ses compétences professionnelles remarquables, de poursuivre mon parcours. D’autre part, je ne peux, ni ne veux, balayer quelqu’un qui pourrait enrichir la vie politique de sa connaissance, son expérience et son intelligence. Pour l’une et pour l’autre de ces raisons, j’ai beaucoup de respect pour Monsieur Kacet et je tenais à apporter ces précisions
Joyeuses fêtes !
Que puis-je vous souhaiter pour cette nouvelle année, qui ne se cache pas sous la fameuse formule « santé, bonheur et réussite » ? Pas grand-chose de plus, tout est dit. Du fond du cœur, ces trois vœux, je vous les adresse ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers.
L’Abbé Pierre s’est éteint ce matin. Il n’était pas seulement le symbole de la lutte pour le droit au logement, il était un homme de cœur, un homme d’action qui a consacré sa vie aux déshérités.
J’ai eu la grande chance de le rencontrer dans le cadre d’une mission parlementaire pour l’accès à l’habitat. Resté modeste, l’Abbé Pierre m’a impressionné par une force et des convictions demeurées intactes. J’ai trouvé dans son discours une inspiration pleine de bon sens, d’humanité surtout.
Au cœur de cet hiver 1954, pouvait-il raisonnablement croire que plus de 50 ans après, les problèmes de logement seraient encore si présents ? Aurait-il pu croire qu’en 2007, les collectivités s’attacheraient à acquérir quelques tentes de secours pour les sans-abris, faute de solution durable ?
Bien sûr, son combat n’est pas vain, il est sans cesse relayé et les pouvoirs publics le place au cœur de leurs priorités. Mais avouons que la tâche n’est pas si simple…
Wasquehal rendra hommage à ce Grand Homme du XXème siècle. En baptisant de son nom, une rue de la ville. Pour garder en mémoire que la bataille n’est pas finie, et pour que le souvenir d’un être exceptionnel ne s’éteigne jamais…
…que Wasquehal est entrée dans ma vie, 30 ans aujourd’hui que je suis devenu l’un de ses représentants les plus fidèles, l’un de ses ambassadeurs les plus accros aussi. Quelqu’un peut-il s’imaginer ce que 30 années passées à défendre, promouvoir, aménager une ville peut signifier ? 30 années à vivre au cœur de ma ville, à écouter, comprendre et aider les habitants à vivre le mieux possible. Rares sont ceux qui ont atteint en qualité de maire, trois décennies de loyaux services, qui ont résisté aux tempêtes et autres tourments que la fonction occasionne parfois. C’est justement parce que c’est rare que j’y accorde de l’importance, que je ne souhaitais pas que cette date passe inaperçue.
La volonté de réunir les forces vives de la commune m’a permis de gagner, puis de conserver la confiance des Wasquehaliens tout au long de ces années. C’est ma façon de fonctionner, le style « Vignoble » en quelque sorte, je ne peux pas réussir une action politique sans réunir autour de moi. Le respect que j’accorde aux citoyens dans chacune des orientations que nous prenons au sein du conseil municipal, dans nos choix collectifs semble ne pas leur avoir échappé. Je crois que c’est pour cela que je suis encore maire au bout de 30 ans.
Un regret : avoir mis 25 ans à tuer ce cancer qu’était l’usine d’incinération, même si ça ne dépendait pas de moi. Une satisfaction : avoir fait de Wasquehal une ville bien desservie, équilibrée, attractive.
30 ans, c’est long et c’est court à la fois. Je regarde le chemin parcouru et j’avoue, avec beaucoup d’humilité pourtant, que je suis fier de Wasquehal, fiers des valeurs qu’elle porte. Si le 15 juin
Si j’avais un cadeau à faire à un ami, je lui offrirai l’enthousiasme qui m’anime et cette vie passionnante qui est la mienne. Et si c’était à refaire, c’est avec la même passion, le même dynamisme, porté il est vrai par la confiance des habitants, que je recommencerais, sans la moindre hésitation.
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