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Vendredi 18 mai 2007

Par respect de l’homme, par respect de ma pensée profonde, j’ai voulu garder une attitude de fidélité au message de François Bayrou. Aujourd’hui, le contexte politique auquel je dois faire face me crée des impossibilités. La situation actuelle tortueuse, vicieuse même fait que je me retrouve aujourd’hui face à Salem Kacet, investi par l’UMP dans la 8ème circonscription, ma circonscription. Il m’est tout simplement impossible de me battre contre cet homme. Salem Kacet est un ami, c’est aussi un éminent cardiologue, celui qui m’a ramassé en miettes le 15 juin 1999, après mon accident vasculaire, celui qui a su me redonner espoir, recoller les morceaux, celui qui m’a sauvé la vie. Me demander de me battre contre Salem n’est tout simplement pas envisageable.

Quant à Francis Vercamer, je n’ai pas de rancœur car j’avais prévu. Quand il a fait son bilan, il pleurnichait au lieu d’être fier, d’être pétillant. Il a oublié toute la campagne qu’il a fait aux côtés de François Bayrou, en quelques heures un certain lundi matin. Pour aller plus vite « à la gamelle », pour manger plus que les autres. Je peux lui dire un immense merci !

J’avais pourtant prévu de faire une campagne robuste contre Dominique Bart, contre tous ces personnages qui gèrent l’agglomération roubaisienne vers le bas. Je voulais dire aux habitants de ces villes « levez-vous », je voulais continuer à dire la vérité, redonner une espérance. Je serai à cet égard un observateur critique, un témoin qui connaît parfaitement le terrain.

Sans renier mes idées, en respectant mes électeurs et ma pensée, je n’irai pas aux élections législatives.

Par gérard vignoble - Publié dans : La vie et l'avis du député
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